Comment améliorer son bilan carbone de l’agriculture ?



Les mesures d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique sont des enjeux majeurs à l’échelle mondiale dans bon nombre de secteurs. Cela fait déjà plusieurs années que l’agriculture est repensée pour répondre à ces nouvelles exigences. C’est d’autant plus le cas avec l’objectif de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Au vu de cet objectif, comment le secteur de l’agriculture peut-il améliorer son bilan carbone ?

Ce qu’il faut faire pour redonner de la force à l’agriculture grâce au bilan carbone

Les modes de production sont appelés à évoluer, et ce, dans bon nombre de secteurs d’activités. Pour cause, l’agriculture émet près de 24 % des gaz à effet de serre. D’ici 2050, ce pourcentage risque de caracoler à plus de 40 % si rien n’est entrepris pour enrayer cette pollution. Ce qu’il y a lieu de faire est donc de réduire au maximum son émission. Pour avancer dans cette démarche, divers actes devront être posés.

Il sera, au préalable, nécessaire d’examiner le taux d’accumulation du carbone dans les sols. Les éléments à rechercher lors de ces études sont les quantités de méthane et de protoxyde d’azote qui se retrouvent dans la nature. De même, il est nécessaire de préciser que le CO2 qui résulte des activités en lien avec l’agriculture doit être également analysé.

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Comme pratiques liées à l’agriculture, il y a le labour, la plantation, l’usage de fertilisants et de chaux, l’usage de produits chimiques et bien d’autres encore. Notons que la plus grande menace ne provient pas directement du CO2, mais des gaz à effet de serre CH4 et N2O qui sont, à n’en point douter, supérieurs au CO2. Une fois les mesures d’émissions effectuées, ces gaz seront tout simplement convertis en équivalent du CO2

Sur la base des données collectées, il sera établi une estimation assez précise de leur impact sur le réchauffement climatique. Le coût du carbone issu des pratiques agricoles doit prendre en compte les émissions directes de CO2 qui résultent de leurs activités. Avec ce constat, certaines décisions devront être prises pour rectifier le tir. Diverses alternatives sont envisageables pour être substituées aux pratiques agricoles qui sont trop polluantes.

Pour transformer les sols en puits de gaz à effet de serre, une première option serait de réduire les intrants. L’une des raisons qui font que les sols mutent en source de gaz à effet de serre est l’usage excessif d’intrants. Pour en finir avec ce cercle vicieux, d’autres formes de pratiques agricoles peuvent être adoptées. Abandonner le labour et laisser la place à l’agroforesterie et aux légumineuses font déjà figure de solution au problème du CO2.


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