On a tendance à sous-estimer la “petite lumière rouge” ou l’écran qui reste allumé. Pourtant, l’addition des veilles peut peser lourd sur l’année : l’ADEME indique qu’éteindre les veilles peut permettre d’économiser jusqu’à 15 % de la facture d’électricité (hors chauffage et eau chaude), soit plus de 100 € par an dans certains foyers.
Et même si les appareils récents sont encadrés par une réglementation européenne (limites de puissance en mode veille/arrêt), une partie des équipements “connectés” continue de consommer davantage qu’on ne l’imagine.
Ce qu’on appelle “veille” (et pourquoi certains appareils “trichent”)
- Veille classique : l’appareil semble éteint, mais reste prêt à redémarrer (téléviseur, chaîne hi-fi, imprimante).
- Veille connectée : l’appareil reste relié à Internet ou au réseau (box, décodeur TV, certains équipements audio/vidéo). L’ADEME (relayée par UFC-Que Choisir) rappelle que la limite peut être plus élevée pour les appareils connectés.
Top 5 des appareils en veille les plus gourmands
Les valeurs exactes varient selon les modèles et l’âge des appareils. Mais, dans un logement “standard”, ces 5 catégories ressortent très souvent comme les plus énergivores en veille (en watts).
1) Box Internet + décodeur TV
C’est le grand classique, car ça reste souvent allumé 24h/24 (mises à jour, TV, Wi-Fi). Des estimations “type ADEME” donnent 8 à 15 W en veille/usage quasi permanent.
Pourquoi ça grimpe : connexion réseau, TV, Wi-Fi, services en arrière-plan.
Astuce simple : activer le mode éco du décodeur si disponible, et couper la box la nuit si vous n’en avez pas besoin (programmateur, prise connectée, ou bouton).
2) Console de jeux
Certaines consoles gardent des fonctions actives (téléchargements, réveil rapide). On trouve des ordres de grandeur jusqu’à 10 W en veille.
Pourquoi ça grimpe : “veille rapide”, mises à jour automatiques, téléchargements.
Astuce : désactiver le “démarrage rapide” ou choisir un mode économie d’énergie quand vous ne jouez pas.
3) Ordinateur fixe + écran
Selon les réglages (veille, hibernation, périphériques alimentés), un PC peut rester au-dessus de la moyenne. Les estimations courantes donnent 3 à 10 W en veille (voire plus selon le matériel).
Pourquoi ça grimpe : alimentation, ports USB, écran, réseau.
Astuce : privilégier l’hibernation ou l’arrêt complet, et couper la multiprise le soir (sauf si besoin d’accès à distance).
4) Chaîne hi-fi / home cinéma / barres de son
Ce sont souvent des “petits watts” qui tournent longtemps. On voit fréquemment 5 à 10 W en veille selon les systèmes.
Pourquoi ça grimpe : affichage, Bluetooth, réveil rapide, connexion réseau.
Astuce : multiprise avec interrupteur, ou prise connectée “audio” si le système met du temps à redémarrer.
5) Téléviseur en veille
La plupart des TV récentes consomment peu en veille, mais selon la génération et les fonctions, ça peut monter. Des estimations citent jusqu’à 6 W.
Pourquoi ça grimpe : veille connectée, démarrage rapide, capteurs, mises à jour.
Astuce : désactiver le “démarrage rapide” et couper totalement (multiprise) si vous n’utilisez pas la TV plusieurs jours.
Tableau express : combien ça coûte vraiment ?
Pour estimer rapidement, utilisez cette formule :
Coût annuel (en €) = Puissance veille (W) ÷ 1000 × 8760 h × prix du kWh
Exemple simple : un appareil à 10 W en continu représente environ 87,6 kWh/an.
Comment réduire la consommation des veilles sans se compliquer la vie ?
- Branchez TV + décodeur + console + audio sur une multiprise à interrupteur
Un seul geste, 4 appareils coupés. - Utilisez un programmateur (ex : coupure 1h00 à 6h00)
Parfait pour box/décodeur si vous n’en avez pas besoin la nuit. - Traquez les veilles “invisibles”
UFC-Que Choisir rappelle que les veilles ont été limitées par la réglementation, mais qu’elles existent toujours, notamment pour les appareils connectés. - Mesurez chez vous
Un wattmètre à 10–20 € peut révéler de grosses surprises (décodeur TV, ampli, anciennes TV).