Zoom sur la phytoépuration : un procédé d’assainissement écologique



Les eaux usées peuvent être mises au propre de façon naturelle grâce à la phytoépuration. Cette technique est sans intervention chimique, respectueuse de l’environnement et n’exhale aucune odeur. Comment fonctionne le mécanisme ? J’en parle dans cet article de long en large. Focus ! 

Qu’entend-on par phytoépuration ? 

À l’instar de certaines plantes qui ont pour rôle l’assainissement de l’air, d’autres jouent le même rôle pour l’eau. La phytoépuration consiste donc à mettre en relation des plantes, dont les roseaux, les joncs pour l’accomplissement de leur mission épuratrice. Les scientifiques qualifient ces plantes de filtres verticaux. 

Une fois dans le bassin, les eaux vont être digérées par lesdites plantes. Cette opération se fait au niveau du complexe racinaire dans lequel se trouvent des micro-organismes. Ce n’est qu’après avoir pris par cette étape que l’eau sera à nouveau libérée. Avec cette méthode, il est possible de traiter le phosphate ainsi que les métaux que retiennent les eaux. 

Que retenir du mode de fonctionnement d’un système de phytoépuration ? 

Pour mettre en œuvre le procédé, il est indispensable de creuser des bassins. Mais avant, identifier les plantes épuratrices qu’il faut utiliser est le plus important. Au sein du premier bassin creusé, vous pourriez implanter par exemple : 

  • des bambous ;
  • des laîches ; 
  • des massettes ;
  • des roseaux. 

Un second bassin doit être également installé en contrebas du premier. Dans celui-là, il faudra mettre de la menthe aquatique, des iris ou de la salicaire. Le rôle du second bassin, c’est d’affiner tout ce qui est polluant dans l’eau traitée. 

Dès que le cycle de traitement est terminé, l’eau obtenue est propre, sans odeur et peut servir à l’arrosage d’un jardin. Puisque tout se transforme, le compost qui résulte du filtre du premier bassin est utile pour l’enrichissement de la terre des plates-bandes, des arbres massifs ou ornementaux. 

Pourquoi installer une station de phytoépuration ? 

Déjà il faudra avoir en tête, qu’une telle installation demande l’aménagement d’un terrain. Par contre, vous n’aurez pas à trop vous gêner pour son entretien. Autres avantages, les plantes macrophytes utilisées ne sont pas nauséabondes et s’adaptent bien à tout type d’environnement. 

En fait, le mécanisme de phytoépuration est identique à celui de compostage. Une fois dans l’air, les organismes responsables des pollutions produisent de l’humus et de la vapeur d’eau. Tout ce que vous avez à faire est de laisser du temps aux plantes pour bien coloniser les bacs. 

Quels sont les cycles chimiques de dépollution d’une eau ? 

Avant tout, un prétraitement est fait dans le bassin relié à la sortie des eaux de la maison. Les roseaux et les joncs à leur tour, produisent assez d’oxygène qui se chargera de faciliter le développement des bactéries. Les macros particules demeurent à la surface tandis que tout le reste devient compost. Il faudra mettre au niveau de tous les bassins, des lits de gravier et de sable. 

Un dénivelé d’au moins 1 mètre permettra de drainer l’eau d’un bassin à un autre. Autrement, une pompe serait une bonne alternative. Voilà comment se passe le processus dans son ensemble. 


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